Paris demain…

31 mai 2011

Manifeste des 8 associations organisatrices du
« Grand Prix de la Casserole parisienne »

PARIS N’EST PAS À VENDRE !


Lors de la mandature 2001-2008, de nombreux acteurs venant de l’administration, des associations, des groupes politiques du Conseil de Paris, des conseils de quartier et même de simples citoyens se sont longuement concertés pour participer à la rédaction d’un Plan local d’urbanisme : le PLU de Paris.

Le document finalement voté en 2005 ne répondait pas en totalité aux demandes qui s’étaient exprimées mais un certain nombre de thèmes importants, notamment exprimés par les associations, avaient été pris en compte :

  • le maintien du plafond des hauteurs,
  • une protection renforcée du patrimoine,
  • des mesures en faveur du maintien des commerces de proximité,
  • la protection accrue des espaces verts.

La majorité sortante ayant été reconduite pour un second mandat (2008-2014), les Parisiens  s’attendaient à ce qu’elle ce qu’elle mette en œuvre les avancées inscrites dans le nouveau PLU. Surprise suivie de déception : c’est le contraire qui s’est produit, comme si le plan voté en 2005 était devenu caduc.

Aujourd’hui, à mi-parcours de cette deuxième mandature, les Parisiens assistent :
  • au déplafonnement des hauteurs pour répondre aux demandes de promoteurs privés ou publics (Samaritaine, Batignolles, Masséna, Bercy),
  • à l’abandon d’espaces verts et d’espaces sportifs de proximité au profit d’intérêts privés (Roland Garros, Les Halles, Jean Bouin, Fondation LVMH),
  • à la cession de terrains et de concessions bradés à la spéculation immobilière (tour Triangle, Forum des Halles, Roland-Garros) ou à l’abandon aux investisseurs privés d’un patrimoine déclaré « d’intérêt général » par le Conseil de Paris (Grand Écran Italie),
  • à l’échec des efforts des associations pour dialoguer sur les nouveaux projets d’aménagement. Conséquence : le recours au contentieux pour se faire entendre.

Semblant céder à la pression des promoteurs, le maire de Paris souhaite à nouveau modifier le PLU. Cette situation est dommageable pour tout le monde : Paris, les Parisiens, les élus, l’administration, les entreprises, à l’exception de certains groupes privés.

C’est pourquoi les citoyens soussignés lancent un appel au maire de Paris :
« Paris n’est pas à vendre ! Reprenons le dialogue pour éviter les dérives auxquelles nous assistons. »


Concrètement, nous demandons au maire de Paris :

  • de ne pas céder aux pressions des lobbies, qu’ils soient privés ou sportifs,
  • d’établir un moratoire sur les modifications et révisions en cours du PLU,
  • de mettre en place une véritable concertation et un débat sur l’application des nouvelles règles d’urbanisme, qui vont faire prochainement l’objet de décrets dans le cadre du Grenelle de l’environnement et entraîner la réforme du code de l’urbanisme.

ASSOCIATIONS SIGNATAIRES : Accomplir, Tam-Tam, Comité de Défense du Sport de Proximité, SOS Paris, Sauvons le Grand Ecran, Coordination pour la Sauvegarde du Bois de Boulogne et de ses abords, Monts 14, Comité de soutien des serres d’Auteuil.


Contact : Agnès Popelin – 06 79 68 41 90
casseroleparisienne@gmail.com.
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mai 2011
Concertation : venez voter pour le Grand prix de la Casserole parisienne



URBANISME ET AMÉNAGEMENT

En 2001, Bertrand Delanoë, candidat à la mairie de Paris, promettait "éthique" et transparence totale" durant sa mandature.
En 2008, pour son second et dernier mandat, le maire de Paris proposait "un rendez-vous de vérité" aux parisiens, annonçait le temps du dialogue et de la concertation, et soutenait la création de comités permanents de concertation pour les grandes opérations d’urbanisme.
Dix ans se sont écoulés et l’heure du bilan a sonné: l’équipe municipale est devenue championne du monologue, les voies de concertation mises en places se sont peu à peu vidées de leur contenu.


Pour rappeler ses engagements à l’équipe municipale les associations parisiennes organisent
sous l’égide de Marc Ambroise-Rendu
ancien président d’Ile de France Environnement

LE GRAND PRIX
DE LA CASSEROLE PARISIENNE




Mardi 31 Mai à 18h30
Salle Jean Dame
17, rue Léopold Bellan - 75002 Paris

8 projets présentés par des associations sont en compétition :

  1. La rénovation des Halles : une mauvaise affaire pour les Parisiens (par Gilles Pourbaix - Accomplir)
  2. Le quartier de tours Masséna-Bruneseau (par Fabrice Piault - Association Tam-Tam)
  3. Le Stade Jean Bouin et la mort du sport scolaire et associatif dans le XVIe arr. (par Bertrand Biette - Comité de Défense du Sport de Proximité)
  4. La ″Samar hautaine" (par Rémi Koltirine - SOS Paris)
  5. La transformation du Grand Ecran Italie en magasins (par Marie-Brigitte Andréi - Sauvons le Grand Ecran)
  6. Le bétonnage du Bois de Boulogne par LVMH (par Marc Servel - Coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne et de ses Abords)
  7. La Tour Triangle à la Porte de Versailles ou la démesure urbaine (par Patrice Maire - Monts 14)
  8. Roland Garros : le massacre du Jardin Botanique des Serres d’Auteuil (par Jean-Louis Tissier - Comité de soutien des serres d’Auteuil)


Venez voter pour désigner le symbole de l’échec de la démocratie participative à paris
Clôture de la soirée par la remise du prix de
L’Espoir de la Concertation
(appel à candidature non clos)

Contact Presse: Agnès Popelin – 06 79 68 41 90 – casseroleparisienne@gmail.com

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mars 2010
Concertation à Paris, un temps de retard



"Paris, un temps d’avance"
 : c’était le slogan de campagne de Bertrand Delanoë sollicitant les suffrages des Parisiens en 2008. Pour rallier les associations de défense de l’environnement, il leur promettait monts et merveilles en matière de concertation.

Trois ans plus tard, les associations ne sont pas déçues : elles sont en colère. Dans toutes les grandes opérations d’aménagement qui conditionnent l’avenir des Parisiens, la concertation est soit tombée en panne lorsqu’elle existait, soit demeurée au stade des promesses électorales.

Les associations retournent donc le slogan et disent :
"Concertation à Paris, un temps de retard".


Pour présenter le dossier complet et argumenté de cet échec de la démocratie participative à Paris et réclamer que l'équipe municipale respecte ses engagements de 2008, les associations organisent une réunion d’information :

Jeudi 11 Mars à 18h30
Centre culturel Cerise • 46, rue Montorgueil 75002
Métro Sentier • Étienne Marcel • Les Halles


Vous y êtes cordialement invité
Un document  exposant les raisons du mécontentement associatif vous sera remis.



Associations invitantes :
Plateforme des associations parisiennes d’habitants – cpav@cpav.org
Accomplir (Les Halles, La Samaritaine) – www.accomplir.asso.fr
Association  Eco-ZAC des Batignolles (Clichy-Batignolles) – www.ecozacbatignolles.org
Association ACTEVI (Tour Triangle) – http://touchepasamonciel.unblog.fr
Paris Banlieue Environnement (Paris Nord-Est) – http://assospbe.free.fr
XVIe DEMAIN (équipements sportifs du 16ème)
Coordination pour la Sauvegarde du Bois de Boulogne

Tam-Tam (Paris Rive gauche, Bercy-Charenton) – www.associationtamtam.fr.

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décembre 2008
“Halte à la TOURMANIA !”

Comment effacer les frontières entre Paris et sa banlieue en créant entre elles des liens urbains et sociaux de qualité? Des tours. Comment redynamiser la capitale ? Des tours. Comment répondre aux besoins de logements des Parisiens ? Des tours… De Masséna à Montmartre, des Batignolles à Vaugirard et à Bercy-Charenton, face aux défis urbains et sociaux auxquels la capitale doit faire face, la mairie de Paris n’a désormais plus qu’une seule réponse : des tours, des tours, des tours.

Le projet que la Ville entend imposer à marche forcée dans le 13e arrondissement, à Masséna-Bruneseau, est symptomatique. Les enjeux spécifiques du secteur (relation Paris-Ivry, rapport à la Seine, faisceau ferroviaire, boulevard Périphérique, liaison 13e-12e, etc.) n’ont pas été concertés. Aucun débat n’a traité de la nature des programmes à développer, ni des nécessaires équilibres à constituer pour concevoir des quartiers conviviaux. Or la Ville a demandé à l’architecte Yves Lion de « caser » 490 000 m2 de constructions au lieu des 285 000 m2 prévus initialement. Le lego et l’accumulation du béton tiennent lieu de stratégie urbaine. Le Comité de concertation de Paris rive gauche est réduit à une chambre d’enregistrement et la Ville a soigneusement évité d’organiser en amont du projet des réunions publiques articulées au processus de concertation.

Malgré l’opposition massive des habitants, attestée par plusieurs sondages, à une démarche d’aménagement simpliste qui fétichise une forme architecturale du XIXe siècle, les tours sont devenue l’alpha et l’oméga de la politique de la municipalité élue en mars 2008. Cette stratégie autoritaire masque la vacuité de la pensée municipale en matière de modernisation de la cité.

Toutes les études le montrent : les quartiers les plus denses ne sont pas les quartiers de tours ; les grands ensembles, par leur dimension et les charges financières qu’ils induisent, ne sont pas les mieux adaptés au développement du logement social ; l’architecture de tours ne favorise ni les liaisons urbaines et sociales de qualité, ni la convivialité et le développement durable des quartiers.

Place à l’inventivité et à la créativité !


La libération prochaine de terrains industriels à Masséna-Bruneseau constitue une chance pour les riverains de voir raccommoder des territoires malmenés par la concentration de lourdes infrastructures ferroviaires et autoroutières. Mais, pour réussir l’aménagement, il faut prendre le temps d’une concertation large et approfondie. Il faut faire preuve d’inventivité et de créativité pour penser la modernité urbaine et sociale à Paris en évitant de recourir sans réflexion aux vieilles recettes architecturales.
Il est inacceptable que le Conseil de Paris décide dès le printemps 2009 de faire sauter le plafond des hauteurs à Masséna-Bruneseau.

Pas d’aménagement sans les habitants !


L’intervention des habitants est essentielle pour obtenir un plan d’aménagement qui ne se focalise pas sur l’érection de tours déconnectées des défis de la ville durable. Elle est décisive pour que soient pris en compte nos besoins en termes de logements, d’activités, de commerces et d’équipements publics ; pour que les objectifs de convivialité, de liaison et de mixité urbaine et sociale soient bien au cœur de la stratégie d’urbanisation.

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13 février 2008
“Des tours à Paris :
le miroir aux alouettes !”


Des élus, des architectes, des promoteurs pressés d’ériger des immeubles de grande hauteur profitent de la campagne municipale pour faire croire avec des arguments simplistes qu’ils constitueraient la solution aux problèmes de logement et d’espace de la capitale. Ils escamotent ainsi la réflexion sur les conditions d’émergence de la ville moderne, qui passe moins par des tours que par la mixité sociale et la diversité des activités, la rupture avec la politique des ghettos, une conception de l’identité des quartiers qui ne relève pas du marquage social ou de la spécialisation des fonctions. Ils contournent les vrais enjeux : raccommoder les territoires et repenser l’urbanité.

Réunion publique
Mercredi 13 février 2008 à 19h30
Entrée libre
Université Paris 7 - Amphi 1A - Entrée sud de la « Halle aux farines »
Rue Marguerite Duras - Paris 13ème
Métro Bibliothèque François Mitterrand (ligne 14, RER C),
sortie Grands Moulins
Bus 62, 64, 89.

Avec :
Jean-Philippe Hugron, architecte, doctorant en urbanisme
UN BILAN DES TOURS PARISIENNES

Jean-Michel Roux, urbaniste
L’ILLUSION DE LA DENSITÉ

Éric Daniel-Lacombe, architecte, urbaniste, paysagiste
LES TOURS CONTRE LA MIXITÉ SOCIALE

Élisabeth Bourguinat, secrétaire de l’association Accomplir
URBANISER AUTREMENT : LA LEÇON DES HALLES

Fabrice Piault, président de l’association Tam-Tam
PENSER LA MODERNITÉ URBAINE AVEC LES HABITANTS

Débat animé par
Thierry Paquot, éditeur de la revue Urbanisme
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